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Archive pour septembre 2009

Semaine 26: du 13/09 au 19/09

Lundi 28 septembre 2009

  • Jour 1 à 5: Grand-popo

Notre pose se termine, d’ailleurs la route commence à nous manquer, nous avons hâte de reprendre le voyage. Les préparatifs s’accélèrent, c’est comme un deuxième départ. Franck finit les derniers réglages, les fixations de la cellule ont bien souffert, il faut les réparer. Nous nous accordons quand même une petite journée de ballade, nous allons à Abomey pour visiter les palais royaux classés par l’Unesco, des rois de la célèbre et très cruelle dynastie des Dahomeys. Le dernier roi a lutté jusqu’au bout contre l’invasion Française avec l’aide de guerrières appelées Amazones. Visite intéressante avec un bon guide mais photos interdites.                                                                                                                                                                Nous avons eu beaucoup de mal à remettre le cellule sur le véhicule car il fallait positionner le vehicule dessous au centimètre près; pas évident mais après deux heures d’acharnement, nous y sommes arrivés. Nous invitons à diner nos amis de Grand-popo, julien et thomas les pêcheurs et mathias notre guide en compagnie de sa femme. Nous leur projetons aussi sur le grand écran du kassoumaye les photos de notre voyage.

1entedumusdabomey.jpg2fresque.jpg3templevaudou.jpg4ralentisseurafricain.jpg5mathiasetrose.jpg6julienetfranck.jpg7lessauvages.jpg8nospetitsvoisins.jpg9lpiceriecotdelamaison.jpg 

  •  Jour 6: Grand-popo à Baguida (Togo)

Nous partons en fin de matinée, la frontière du Togo n’est qu’à 30 km. La circulation jusqu’à la frontière est intense, des files de camions sont immobilisés le long de la route, en attente pour passer la frontière ce qui crée des embouteillages, par contre le passage se fait très vite, notre visa de l’entente fonctionne très bien, nous n’avons que le laisser passe pour le véhicule à prendre.

Total km Bénin: 1100

emoticone le bord de mer, Grand-popo

LeTogo est le plus petit pays de l’Afrique de l’ouest, à peine 50 km de largeur sur le coté maritime. Il nous reste donc que 50 km à parcourir jusqu’à Lomé. Nous décidons de nous arreter au camping chez alice juste avant Lomé. Sa case centrale noyé dans la verdure est décorée par une multitude d’objets artisanaux, c’est juste magnifique!!!!! Nous mangeons une énorme et délicieuse rosti, ça change un peu.

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  •  Jour 7: Lomé

Les capitales ne sont pas nos lieux préférés mais elles sont un passage obligatoire pour retirer de l’argent et faire quelques provisions. La circulation est correcte dans Lomé bien qu’ils conduisent tous toujours aussi mal surtout les deux roues qui doublent de tous les cotés. Nous trouvons assez vite un distributeurs ainsi qu’ un supermarché (libanais bien sur). Nous avons jeté notre dévolu sur l’hôtel le Galion, pas cher et qui a la wifi et surtout une délicieuse fondue bourguignone. Notre après-midi sera consacrée à internet, nous irons quand même nous ballader dans le quartier des ministères, large avenue bordée de superbes demeures. Nous sympathisons avec une jeune Française, émilie avec qui nous discutons jusqu’à 1 heure du matin.C’est son 2eme séjour au Togo en tant que bénévole pour des associations, elle nous invite chez son ami et nous comptons bien leur rendre visite.

Semaine 25: du 06/09 au 12/09

Dimanche 20 septembre 2009
  • Grand – popo

Nous commençons à avoir nos petites habitudes, le dimanche nous allons le passer à l’awalé club qui est un hôtel restaurant au bord de plage avec une piscine très agréable et une table dès plus honorable, d’ailleurs beaucoup d’expats viennent y passer le week-end. Nous y arrivons pour l’apéro et passons l’après midi au bord de la piscine. Cette semaine, nous sommes obligés de retourner 2 fois à Cotonou, pour demander nos visas pour le Ghana et pour les reprendre. La préposée aux visas à l’ambassade n’est pas très agréable et on a failli repartir bredouille car je me suis pris un peu la tête avec elle mais grâce au vigile qui garde l’ambassade et à la patience franck, nous avons obtenu les adresses d’hôtel qui nous manquaient pour obtenir nos visas. Nous avons déjeuner aussi avec nos amis christian et eunice qui se trouvent à Cotonou pour trois mois, le temps qu’eunice finisse son stage de coiffure. Nous en profitons pour les inviter chez nous à Grand -popo pour le week- end. Les pancartes de magasins au Bénin sont très drôles et font souvent référence à la religion, je vous en ai mis quelques exemples. Pour nous détendre, nous rentrons par le chemin des écoliers, la piste des pêcheurs qui longe le bord de mer jusqu’à Ouidah qui était le lieu de départ des esclaves. Franck s’est accordé une petite scéance de pêche en pirogue sur le fleuve mais il est revenu bredouille. Grâce à nos petits pêcheurs, nous avons eu la chance d’aller assister à une cérémonie vaudou, la naissance d’un nouveau vaudou. C’est très difficile de restituer l’ambiance à travers des photos, il aurait fallu une caméra. Quand nous arrivons, le rytme est assez calme, des femmes dansent au son des djembés et tambours, apparaissent alors des hommes de pailles qui avancent et tournent de plus en plus vite, nous pensons qu’une personne se trouve dessous; au bout d’un moment les hommes qui les guident, les soulèvent et surprise, en dessous il n’y a rien à part un fétiche. On est très scèptique mais on a beau regarder sous le deuxième c’est la même chose. Illusionisme???? Le rytme s’accélére, la transe arrive, les hommes de paille s’emballent et entrent dans la foule faisant peur aux femmes et aux enfants. Enfin, la statue vodou qui après quelques pièces en offrande bougera tout seul devant nos yeux. On en est sorti assez impréssionné, toujours scèptique mais pour autant sans explications, arrivé à la maison, on a fait des zooms sur les photos mais aucun trucage n’est apparu. C’est tout un peuple qui vit au quotidien avec ses croyances annimistes, pour exemple notre guide mathias vit avec une jeune femme qui a perdu sa jumelle à l’age de neuf mois et bien il faut qu’elle porte toujours sur elle la statuette qui représente sa jumelle, et qu’elle lui trouve un mari. Eunice qui va ouvrir un salon de coiffure, va voir son grand père qui est féticheur. Un jeune chauffeur de zem (taximoto) s’en va en pleine nuit dans un endroit reculé, se fait attaquer et voler sa moto, il revient le lendemain tout nu et complètement fou, nous entendrons le lendemain soir des hurlements dans la rue, c’était en fait des formules incantatoires pour qu’ il retrouve la raison.Nous passons aussi un excellent week- end en compagnie d’ eunice et christian, barbecue de poissons à la maison, ballade en pirogue sous les mangroves, et on dansera jusqu’à deux heures du matin au Lion bar auson du reggae.

1dimancheslapiscinedelawal1.jpg2enseigne11.jpg3enseigne1.jpg4enseigne1.jpg5cestpartipourlapeche1.jpg62rouescotonou1.jpg7routedespecheurs1.jpg

8portedenonretourouidah1.jpg9crmonievaudou.jpg10crmonievaudou.jpg11crmonievaudou.jpg12danse.jpg13lerytmesacclre.jpg

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20levaudou.jpg21ledomesesoulvetoutseul.jpg22piroguesurlaplage.jpg23dosdos.jpg24cestfatiguantdelaisserlesautrestravailler.jpg25lesmarais.jpg

26danslapirogue.jpg27souslescocotiers.jpg28jacynthedeau.jpg29souslesmangroves.jpg30christianeteunice.jpg31coucherdesoleil.jpg32findelaballade.jpg

 

 

 

Semaine 24: du 30/08 au 05/09

Samedi 19 septembre 2009
  • Grand-Popo

Voilà on est posé dans notre maison, la vie s’organise autrement. La cellule étant déposée, franck peut faire toutes ses vidanges beaucoup plus facilement. Moi pendant ce tremps, je me transforme en lavandière, on a accumulé le linge sale ces derniers temps (d’ailleurs je dirais que la corvée de lessive est la plaie des voyageurs), c’est à la main comme dans le temps que je vais m’y atteler. Nous profitons aussi de la plage, la mer étant dangereuse, franck sans s’éloigner s’y baigne moi je me contente de la bronzette. Nous faisons connaissance avec nos voisins, nous sommes entre 2 épiceries, c’est pratique pour les courses et sympathisons avec 2 pêcheurs qui nous fournissent régulièrement en crevettes, crabes, barracudas, soles et bars. Ils nous auront aussi des noix de cocos (miam le lait pour les sauces et les coktails) ainsi qu’un porcelet que nous faisons griller au barbecue. Il n’y a pas de boucherie ni de poissonnerie donc nous sommes ravis d’avoir julien et thomas pour nous fournir et au moins c’est frais. Nous sommes obligés de retourner à Cotonou pour retirer de l’argent car c’est le seul endroit pour trouver des distributeurs; nous en profitons pour faire un tour dans un cyber pour lire nos mails et mettre à jour le blog (d’ailleurs, merci pour vos messages sur le blog, on est toujours ravi de voir que vous nous suivez régulièrement). Nous partons aussi en pirogue à moteur avec mathias, le guide qui nous a trouvé la maison, jusqu’aux bouches du roy, c’est l’endroit où le fleuve Mono se jette dans la mer; nous commençons notre visite par le petit village de pecheurs qui en liaison avec une ong, a entrepris de récuperer les oeufs des tortues de mer afin de les mettre en incubation; une fois les petites tortues nées, ils les relachent dans la mer. En route, nous allons voir comment on reccueille du sel à partir de sable (voir photo), ils filtrent le sable avec l’eau, obtiennent de l’eau salée qui va être chauffée dans les fours jusqu’ à évaporation complète de l’eau. Enfin, nos samedis soirs, nous les passons au Lion Bar et dançons au son de la sono de Gildas qui diffuse que de très bons morçeaux de Reggae. Son bar situé au bord de la plage est d’ailleurs décoré aux couleurs rasta. C’est un endroit que nous recommandons vivement.

1notreterrasse.jpg2notremaison.jpg3lacelluleestpose.jpg4carperouge.jpg5lelionbarlejour.jpg6lelionbarlesoir.jpg7petitsrastas.jpg8coctail.jpg9thomasnotrefournisseurenpoisson.jpg10baletnocturnedeschauvessouris.jpg

11fleuvemonot.jpg12enfants.jpg13rcuprationdusel.jpg14meuledesable.jpg15boucheduroi1.jpg16boucheduroi2.jpg17villagedepecheurssouslescocotiers.jpg

18templevaudou.jpg19maisoncoloniale.jpg20awalcotplage.jpg21coursepouretrelapremirepourvendrelepain.jpg22lalessive.jpg

 

 

 

Semaine 23: du 23/08 au 29/08

Mercredi 9 septembre 2009
  • Jour 1: de Natitingou à Dassa-Zoumé

Nous quittons nos amis et prenons la direction de Cotonou, la plus grande ville du Bénin. La route est plutôt agréable, après les collines verdoyantes, nous entrons dans la foret tropicale, teck, bananiers,cocotiers, papayers ect…… ça change des pays précédents. Nous passons la nuit dans un hôtel qui fait camping à 200 km avant Cotonou.

4enplusduchargementtransportdepersonnes.jpg3surlaroute.jpg2stationdecarburantdecontrebandeauborddesroutes.jpg1paysanquirefixesonchargement.jpg

  • Jour 2: Dassa-Zoumé

Dassa est un lieu de pélerinage catholique car la vierge serait apparue dans une des grottes mais on y trouve aussi un ancien palais royal. Nous prenons un guide pour visiter tout ça et surtout avoir un premier aperçu sur le culte vaudou; le Bénin est le berceau du vaudou. Nous nous apercevrons bien vite que le vaudou est présent partout dans le pays et qu’il fait bon ménage avec les différents cultes chrétiens (catholique, protestant, et églises apostoliques dissidentes). Le palais est en ruine, nous voyons nos premiers fétiches vaudou. Le site est superbe en haut d’une colline avec vue sur les 41 collines qui entourent la ville. Nous allons aussi voir le cheval à bascule du roi Adjiki Zomahoum qui a régné de 1895 à 1925. Il a remplacé sa chaise à porteurs par un cheval à roulettes pour imiter les colonisateurs qui se déplaçaient à cheval et au moins celui-la ne risquait pas de mourir. Le soir, franck commence a se sentir pas bien, mal de tête, grosse fatigue et fièvre, il prend de suite le traitement anti-palu.

5glisededassazoum.jpg6chemindecroix.jpg7maisonbninoise.jpg8flandecollines.jpg12dassavuduhaut.jpg11enmontantsurlepalaisroyal.jpg10troneduroi.jpg9ftiche.jpg13chevalroulettes.jpg

  • Jour 3: Dassa-Zoumé à Cotonou

Départ pour Cotonou, franck a un peu plus de fièvre que la veille, il se bourre d’aspirine pour pouvoir conduire car on préfére rejoindre une grande ville et prendre un hôtel pour qu’il puisse se reposer et avoir des soins médicaux en cas de besoin. La route en Afrique est très dangereuse, les camions roulent très vite, n’importe comment et sont souvent en panne en plein milieu (vu leurs états déplorables et leurs surchargements), les taxis sont redoutables, sans parler des 2 roues, des piétons et des animaux qui peuvent traverser à tout moment, ça demande du conducteur une attention sans relache et quand le goudron est dégradé et truffé de nid de poule, ça devient vite une épreuve. Nous atteignons la banlieu de Cotonou après 3h de route pour tomber dans 30 km de bouchon dù à des travaux pour faire une 2 voies, à une circulation intense et à un nombre affolant de 2 roues qui zizagent allègrement entre les véhicules. Beaucoup sont des taxis motos appelés zem qui transportent, deux voir de temps en temps trois passagers. Tout ce joli monde circule avec de l’essence de contrebande qui dégage une fumée noire et qui fait de Cotonou, une ville extremement polluée, le tout dans un concert de klaxons.Voilà un topo de la circulation dans Cotonou de loin la pire des villes que nous avons traversé; donc c’est épuisé et après 5 h de conduite que franck trouvera enfin le repos dans un bon lit d’hôtel avec la clim et canalsat.

16travauxlentredecotonou.jpg15routenationale.jpg14marchandsdetapioca.jpg

  • Jour 4: Cotonou

Pendant que franck se repose, il se rétablira en 4 jours, je profite de l’immense piscine de l’hôtel, de la wifi pour mettre à jour le blog (difficile de trouver une connection qui fonctionne sorti de Cotonou). Nous jouissons aussi de la vue panoramique du resto de l’hôtel sur la lagune et le village de pêcheurs.

19piscinedelhoteldulac.jpg18villagedepecheur.jpg17lalagunedecotonou.jpg

  • Jour 5: Cotonou à Grand popo

Nous sommes à la moitié de notre voyage, la saison des pluies devient éprouvante et nous empêche de visiter pas mal d’endroit (nous voulions faire la réserve au nord du bénin mais avons renoncé à cause de l’état des pistes), franck va devoir aussi faire les grosses révisions sur le kassoumaye, nous décidons donc de nous poser 3 semaines au bord de mer, dans la petite station balnéaire de Grand-Popo situé à 80 km de Cotonou. On va chercher une maison en location avec une cour possédant une dalle en béton pour déposer la cellule. Nous trouvons un magnifique terrain de camping sur la plage appartenant à un hôtel en attendant.

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  • Jour 6 et 7 : Grand-Popo

Il n’y a pas d’agence immobilière aussi nous demandons au personnel de l’hôtel s’il ne connaisse des maisons à louer, ils vont tous nous proposer leur service et se mettre des batons dans les pattes les uns les autres, ça va vite nous énerver et nous en choisissons un seul, le premier qui était sur le coup pour éviter les prises de tête et les jalousies entre eux. Nous visitons 2 ou 3 maisons avec mathias, qui s’avère être le guide de l’hôtel, mais qui ne correspondent pas à nos critères car soit l’acces est impossible dù à une piste trop sableuse ou à un fil électrique au milieu de la route trop bas pour que nous puissions passer, soit le portail ne permet pas au kassoumaye de rentrer. Il nous trouvera la maison le lendemain, sur la route principale, à 100mètres de la plage et avec tous les commerces à coté. Le prix nous paraît correct, 150E pour les trois semaines. C’est une ancienne maison coloniale mais propre avec la télé, un gaz deux feux, un frigo, des brasseurs d’air et une moustiquaire; mais comme d’ habitude, en Afrique, beaucoup de choses ne fonctionnent pas et c’est le cas pour le frigo et la télé (d’ailleurs la télé, on s’en passe très bien). Nous nous installons tout de suite et franck dépose la cellule. Nous nous régalons enfin de crabes et de crevettes, ça faisait longtemps que nous n’en avions plus mangé.

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Semaine 22: du 15/08 au 22/08

Lundi 7 septembre 2009

Jour 1: Kaya à bivouac avant Pama (ville frontière avec le Bénin)

Journée de liaison, à peu près 500km, pas grand chose d’interressant. Un arret à Ougadoudou pour refaire un plein de fruits et de légumes car à part dans les grandes villes c’est très difficile de trouver des produits frais en cette période, tout les champs sont occupés par la culture des céreales (mil, riz, mais ect…), il n’y a pas de place pour les légumes, il faudra attendre la récolte pour les potagers. On a beaucoup de mal à trouver un en droit pour la nuit car la route traverse des réserves, la forêt est dense et sans aucune piste. Nous trouvons enfin un renfoncement juste avant la tombée de la nuit.

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Jour 2 à 4: Pama

La veille, franck a entendu un bruit qui ne lui plaisait pas, aussi avant de partir il fait quelques vérifications et trouve un croisillon du demi arbre qui est hs, l’orage menace, nous décidons de rejoindre Pama qui se trouve à 30 km pour trouver un endroit où réparer. Nous trouvons un campement de chasse juste à temps avant la pluie qui tombera toute la journée. C’est tout simple mais bien agréable sous de vénérables manguiers. Malheureusement, il pleuvra tous les jours et franck est obligé de réparer sous la pluie et dans la boue. Nous sympathisons avec le propriètaire du campement qui est un personnage au destin plutôt curieux. Dieudonné, c’est son prénom, se destinait à la prétrise, il est en fait devenu enseignant, au bout d’une quinzaine d’années, il a démissionné et est devenu guide de chasse, il a une connaissance incroyable des animaux et nous a ravit et passionné avec ses histoires. Maintenant il est propriètaire d’un campement et il a pas mal de problème de maintenance, difficile de trouver un électricien compétent ou un mécanicien, franck trouvant qu’il n’a pas assez de travail avec le kassoumaye lui propose son aide et se transformera en électricien. Pour nous remercier, dieudonné nous emmène à la recherche des éléphants qui passent en général à 16h sur la nationnale, mais nous n’aurons pas la chance de les aperçevoir; nous visitons aussi un magnifique campement de chasse qui dès que la saison des pluies arrive se transforme en ilôt accessible qu’en pirogue. C’est un endroit franchement magique.

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Total km au Burkina : 2800 il nous reste le sud ouest à parcourir mais comme pour passer du Ghana à la Guinée nous sommes obligé de revenir au Burkina, nous le ferons à ce moment là et en plus la saison des pluies sera fini.

Jour 5: Pama à Natitingou

Passage de la frontière sans aucun problème, notre visa de l’entente fonctionne bien, nous réglons simplement 5800 fr cfa pour le laisser passer. Nous appelons Christian (que nous avions rencontré à la sortie du Maroc et avec qui nous avions traversé la Mauritanie) et sa femme Eunice qui habitent à 100 km de la frontière et qui nous invitent chez eux. Dès que nous passons la frontière, nous trouvons des changements, dèja le nord ouest du Bénin est très valloné, nous retrouvons enfin des collines, ensuite les maisons sont faites en dur avec un toit de tôle et il y a des églises partout. Christian et Eunice possède une chambre d’ami, ils insistent pour qu’ on s’y installe, nous délaissons donc le kassoumaye. Soirée retrouvaille devant un bon diner.

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Jour 6 à 8: Natitingou

Nous sommes reçus comme des rois, impossible d’aider à quoi que se soit, j’en suis même un peu génée car Eunice refuse le moindre coup de main. Eunice m’emmene chez le tailleur car je veux me faire faire des ensembles. Il travaille à la machine à coudre de nos grand-mères car il n’a pas l’électricité et s’éclaire à la bougie, il me fera un ensemble pantalon et une jupe avec le petit haut, avec les restes de tissus, il confectionne 2 chemises à Franck. Nos hôtes se transforment aussi en guide touristique, nous visitons leur ville, le musée, et partons sur les pistes à la découverte des maisons tatas somba qui sont des huttes circulaires en forme de forteresses. Nous allons aussi voir les chutes de Tanougou qui est d’ailleurs le lieu où Eunice et Christian se sont rencontrés. Nous avons passé 4 merveilleux jours en leur compagnie et nous espèrons bien les revoir lorsque que nous serons sur la côte, au bord de la mer.

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